Audrey Azoulay, « une fille bien » à l’Élysée

A voir :

Audrey Azoulay, « une fille bien » à l’Élysée

Par Jérôme Dupuis, publié le 18/09/2015 à 08:54

Audrey Azoulay a été nommée ce jeudi ministre de la Culture et de la Communication.Audrey Azoulay a été nommée ce jeudi ministre de la Culture et de la Communication.

©Thomas Padilla/MAXPPP

Énarque de choc, Audrey Azoulay a été nommée ce jeudi ministre de la Culture et de la Communication, en remplacement de Fleur Pellerin. Elle conseillait jusqu’ici le chef de l’Etat sur les dossiers culturels. L’Express avait dressé son portrait en septembre 2015.

Il se passe toujours quelque chose lors des voyages présidentiels. En avril 2014, dans l’avion qui le mène au Mexique, puis, sur place, lors de la visite d’une usine d’aviation, François Hollande tombe sous le charme de la directrice générale déléguée du Centre national du cinéma (CNC), Audrey Azoulay. « C’est une fille bien, il faut lui trouver un poste », confie le président à une proche.

EN DIRECT >> Manuel Valls présente un nouveau gouvernement « basé sur l’expérience »

Cinq mois plus tard, la « fille bien » est nommée conseillère chargée de la culture et de la communication à l’Elysée, en remplacement de David Kessler.

Un tempérament énergique

Cette femme de 43 ans doit tout d’abord cette ascension à un CV solide: fille du conseiller du roi du Maroc, André Azoulay, elle obtient un master of business administration au Royaume-Uni, avant d’entrer à l’ENA, promotion Averroès, où, heureux hasard, elle est la condisciple de la future ministre de la Culture Fleur Pellerin.

REMANIEMENT >> Composition, parité… Ce qu’il faut retenir du nouveau gouvernement

Son tempérament énergique et son excellente connaissance du monde du cinéma – elle a passé huit ans au CNC – séduisent à l’Elysée, où, de son bureau du premier étage de l’aile est, elle supervise les fameuses projections du dimanche soir. On la dit aussi proche de Julie Gayet, ce qui ne gâte rien.

Entre deux dossiers de fond - intermittents du spectacleHadopi, nominations -, elle accompagne régulièrement le président pour des « sorties culturelles » - pièce de Bernard-Henri Lévy, visite d’ateliers de peintres comme Ernest Pignon-Ernest, etc. « François Hollande apprécie son côté joyeux, qui le change un peu de ses conseillers plus technos », décrypte un proche pour expliquer l’influence grandissante de cette énarque de choc. Et ce n’est sûrement pas un hasard si, en février dernier, Audrey Azoulay est propulsée à la Une de L’Obs pour incarner « La jeune garde du président »…

Newsletter L’Express Politique

Recevez l’essentiel de l’actualité politique sélectionné par la rédaction

SUR LE MÊME THÈME

COMMENTEZ CET ARTICLE

 

Comments are closed.


WP Login